Parfois, tu tombes sur un article qui te touche au plus profond. Tu relativises un peu les problèmes de ralentisseurs ou de mesquineries électorales. Ce qui suit n'a rien à voir avec Cranves-Sales, quoique.

Alors voilà, un article du Gardian, traduit en français, que j'ai trouvé sur le site Changement de société. Parce que j'ai un attachement particulier avec Haïti.

L'article sur mon fil d'infos : Haïti : Les gâteaux de boue sont devenus le régime de base

Je ne ferai pas ici trop de commentaire, car je ne trouve pas de mots assez fort pour exprimer ce que je ressens. Haïti a été non seulement abandonnée par la France il y a 200 ans, mais délibérément enfoncée, pillée, puis oubliée. La crise alimentaire mondiale récente parachève le désastre. Ce ne sont pas quelques casques bleus brésiliens et chiliens, une aide minimale du Canada, de l'Espagne ou de Chavez qui changeront durablement la donne. Dans quel pays Baby Doc coule-t-il une retraite heureuse? Songez qu'aucun président de la république française n'a jamais visité Haïti!

Ce matin sur France Inter, on passe en 3 secondes sur les 67 morts dans les caraïbes du cyclone Gustav, pour s'attarder 3 minutes sur les mesures prises en Floride et sur les plates-formes pétrolières du golfe du Mexique. La gerbe.

Que faire ? Je dois avouer que j'en sais rien. Aider une assoc par ci ou par là, c'est bien, mais quoi d'autre ?

Ceux qui pensaient que j'exagérai dans ma petite chronique en Haïti pour l'adoption de Ronaldo verront que j'étais encore loin du compte.